SÉOUL, 12 septembre (Reuters) – La Corée du Sud intensifie ses appels à une réforme des politiques de visas américaines, à la suite du vaste raid d’immigration mené la semaine dernière en Géorgie sur un site de production de batteries impliquant Hyundai Motor et LG Energy Solution. Des centaines de travailleurs sud-coréens avaient alors été arrêtés avant d’être rapatriés vendredi par avion charter à Incheon.
Cet épisode a ravivé les inquiétudes à Séoul quant à la sécurité juridique et au traitement de ses ressortissants employés sur des projets industriels aux États-Unis. Les autorités sud-coréennes craignent que ces incidents n’entament la confiance des grands groupes du pays, qui hésiteraient alors à poursuivre leurs investissements sur le sol américain.
Le président sud-coréen Lee Jae Myung a appelé à la création d’une nouvelle catégorie de visas pour les travailleurs sud-coréens qualifiés, soulignant qu’ils sont essentiels au transfert de savoir-faire dans des secteurs stratégiques comme les batteries électriques. Cette demande intervient alors que Washington multiplie les mesures pour rapatrier la production industrielle et former sa propre main-d’œuvre nationale.
Séoul estime toutefois que les besoins immédiats de l’industrie américaine exigent une approche plus souple et concertée. Les discussions avec l’administration Trump portent ainsi sur l’octroi de statuts temporaires spécifiques permettant à ces travailleurs de rester sur place tout en contribuant à la formation des Américains.
Derrière ce bras de fer, se joue aussi la solidité de l’alliance économique et sécuritaire entre les deux pays. Alors que Hyundai et LG investissent massivement dans la transition énergétique américaine, Séoul insiste sur la nécessité de garantir des conditions stables et prévisibles pour ses entreprises et ses travailleurs.