Pas de butin de guerre : le nouveau dirigeant syrien impose sa loi aux loyalistes
Pas de butin de guerre : le nouveau dirigeant syrien impose sa loi aux loyalistes

Le nouveau président syrien, Farouk al-Sharaa, a engagé un vaste chantier de moralisation du pouvoir à peine quelques mois après la chute de Bachar al-Assad, mettant en garde ses partisans et anciens alliés contre tout « enrichissement indu » dans la Syrie post-guerre.

Selon plusieurs sources politiques et sécuritaires, le chef de l’État a ordonné la fermeture du bureau de son propre frère, soupçonné d’utiliser son influence pour accorder des contrats publics à ses proches. Cette décision marque une rupture nette avec les pratiques de népotisme et de favoritisme qui dominaient sous le régime Assad.

Farouk al-Sharaa, ancien haut diplomate et figure de compromis entre ex-rebelles et bureaucrates du régime, tente d’imposer une transition vers un pouvoir plus civil. Il aurait averti les membres de son gouvernement que « la Syrie ne sera pas le terrain d’un nouveau partage du butin », rappelant que toute dérive serait sanctionnée.

Des premiers signes concrets de cette ligne dure sont déjà visibles : plusieurs responsables du ministère du Commerce et de l’Énergie ont été arrêtés cette semaine pour corruption présumée, une première depuis la fin du conflit.

Ce virage anti-corruption vise à rétablir une confiance minimale entre l’État et la population, après plus d’une décennie de guerre civile, d’effondrement économique et de pillages institutionnalisés. Reste à savoir si ce nouvel élan moral pourra résister aux réseaux d’intérêts profondément enracinés dans l’appareil syrien.

Que retenir rapidement ?

Le nouveau président syrien, Farouk al-Sharaa, a engagé un vaste chantier de moralisation du pouvoir à peine quelques mois après la chute de Bachar al-Assa

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