Netanyahu espère que la crise avec l’Iran facilitera le retour des otages détenus à Gaza
Netanyahu espère que la crise avec l’Iran facilitera le retour des otages détenus à Gaza

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche 29 juin que la récente guerre de 12 jours entre Israël et l’Iran avait ouvert une « opportunité » pour résoudre l’un des dossiers les plus sensibles de son gouvernement : le retour des otages israéliens détenus par le Hamas dans la bande de Gaza depuis l’attaque du 7 octobre 2023.

Lors d’une visite à l’Institut Weizmann des sciences, touché par un tir de missiles iraniens durant le conflit, Netanyahu a affirmé que cette crise régionale avait « changé la donne » diplomatiquement et stratégiquement. Il a indiqué que la priorité absolue de son gouvernement restait la libération des captifs, en soulignant que la situation actuelle pourrait créer des leviers supplémentaires en vue d’un règlement.

Cette déclaration intervient alors que son témoignage prévu cette semaine dans son procès pour corruption a été suspendu pour des raisons officiellement liées à « des circonstances diplomatiques et sécuritaires exceptionnelles ». Ce report a immédiatement alimenté des spéculations sur la possible avancée de pourparlers indirects avec le Hamas, potentiellement sous médiation étrangère.

Des associations représentant les familles d’otages ont salué la déclaration de Netanyahu, tout en appelant à des actions concrètes. « C’est la première fois depuis des semaines que nous entendons une déclaration claire d’engagement », a commenté un porte-parole du Collectif des Familles des Otages, ajoutant : « Nous espérons que cela ne restera pas qu’un effet d’annonce. »

Le Premier ministre israélien, qui fait face à une pression croissante sur la scène intérieure en raison de son procès en cours et de la prolongation du conflit à Gaza, pourrait tirer parti de cette « fenêtre » pour avancer sur le front humanitaire, tout en consolidant son image de leader en période de crise.

Aucune confirmation officielle n’a encore été donnée quant à l’éventualité de nouveaux pourparlers en vue d’un accord d’échange. Mais l’évolution récente du contexte géopolitique régional, marqué par la confrontation directe entre Israël et l’Iran, pourrait en effet redéfinir les priorités de toutes les parties en présence.

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