L’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, en vigueur depuis 2000, est sur la sellette. Ce lundi 23 juin, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, doit présenter devant les ministres des Affaires étrangères un rapport qui souligne de possibles violations graves des droits de l’homme par l’État hébreu, notamment à Gaza et en Cisjordanie. Le document, fondé sur les constats d’instances internationales indépendantes, affirme qu’Israël aurait enfreint une trentaine de principes du droit international, ce qui pourrait remettre en cause la validité du partenariat.
Un débat sous tension en pleine crise au Proche-Orient
Alors que la guerre entre Israël et l’Iran et les frappes américaines sur des sites nucléaires iraniens monopolisent l’attention, Bruxelles tente de maintenir le cap sur le respect des valeurs européennes. Plusieurs diplomates insistent : le sort des civils palestiniens et la politique israélienne en territoire occupé ne peuvent être ignorés. Le service européen d’action extérieure évoque clairement des manquements d’Israël à ses obligations contractuelles, un point qui pourrait déboucher sur un réexamen de l’accord.
Malgré l’escalade militaire régionale, l’UE s’efforce de maintenir un appel au dialogue. Kaja Kallas et plusieurs capitales européennes, dont Paris et Berlin, ont rappelé ce week-end leur attachement à une issue diplomatique. Mais entre Washington et Bruxelles, le fossé stratégique semble se creuser.