L’Allemagne a annoncé lundi s’attendre à ce que le dix-huitième paquet de sanctions de l’Union européenne visant la Russie soit approuvé dans le courant de la semaine. Ce nouveau train de mesures punitives s’inscrit dans le prolongement des efforts européens pour faire pression sur Moscou, plus de trois ans après le début de l’invasion de l’Ukraine.
« Cette question sera désormais soulevée au niveau des ambassadeurs et réexaminée après une visite de la Commission en Slovaquie plus tard cette semaine », a déclaré un porte-parole du gouvernement allemand lors d’un point de presse à Berlin. L’adoption de ces nouvelles sanctions semble donc proche, même si des discussions techniques doivent encore avoir lieu.
Présenté le 10 juin dernier par la Commission européenne, ce dix-huitième paquet vise à intensifier les restrictions déjà en vigueur en ciblant notamment les revenus énergétiques russes, certaines banques du pays ainsi que son industrie militaire. L’objectif affiché de Bruxelles est de tarir les ressources financières et logistiques que le Kremlin mobilise pour poursuivre sa guerre en Ukraine.
Depuis le déclenchement du conflit en février 2022, l’Union européenne a progressivement renforcé son arsenal de sanctions à l’égard de la Russie, allant des gels d’avoirs à des interdictions d’importation, en passant par des restrictions financières et technologiques. Chaque nouveau paquet est cependant soumis à un consensus entre les États membres, ce qui ralentit parfois leur adoption.
L’approbation imminente de cette nouvelle série de mesures intervient alors que le conflit reste enlisé et que les alliés occidentaux cherchent à maintenir la pression sur Vladimir Poutine, tout en consolidant leur soutien à l’Ukraine. Cette dynamique s’inscrit également dans un contexte de vigilance accrue vis-à-vis de la résilience économique de la Russie, qui continue malgré tout à financer son effort de guerre.
Si le paquet est validé comme attendu, il marquera une nouvelle étape dans la stratégie européenne d’endiguement face à Moscou, en visant des secteurs jugés clés pour la poursuite du conflit.