Un haut responsable de la sécurité ukrainienne a fermement démenti jeudi que Kyiv ait accepté les conditions d’un plan de paix soutenu par le président américain Donald Trump, alors que les discussions autour d’une possible feuille de route pour mettre fin à la guerre provoquent de fortes tensions diplomatiques. Selon lui, aucune proposition impliquant un sacrifice de souveraineté ou de territoire ne pourra jamais être validée par l’Ukraine.
Le ministre ukrainien de la Défense, Rustem Umerov, a déclaré que Kyiv « n’acceptera pas un plan qui sacrifie sa souveraineté », en réponse aux informations selon lesquelles Washington aurait transmis à l’Ukraine un cadre exigeant des concessions territoriales et des limitations militaires. Ces conditions, révélées plus tôt dans la semaine, avaient suscité un vif débat, certains alliés occidentaux soupçonnant les États-Unis de pousser Kyiv à accepter une forme de capitulation.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé que son pays était prêt à travailler de manière « constructive et honnête » sur toute proposition de paix, mais uniquement dans le respect de l’intégrité territoriale et des principes fondamentaux du droit international. Kyiv affirme qu’un accord qui laisserait des zones occupées sous contrôle russe préparerait de futures agressions.
De son côté, le Kremlin a réagi en affirmant que « Kyiv doit prendre une décision responsable dès maintenant », considérant que la poursuite du conflit ne ferait que renforcer la position militaire de Moscou. Les responsables russes répètent que toute solution doit reconnaître les gains territoriaux réalisés par leurs forces, une exigence jugée inacceptable par l’Ukraine et la majorité de ses partenaires.
La Maison Blanche a indiqué que le cadre évoqué dans les médias n’avait pas été élaboré au sein du Conseil national de sécurité mais par le secrétaire d’État Marco Rubio et le conseiller Steve Witkoff. Washington n’a pas confirmé le contenu précis du document, mais assure continuer à discuter avec Kyiv de multiples pistes diplomatiques.
Cette controverse survient alors que de nouveaux bombardements meurtriers ont frappé Ternopil, où les secouristes tentaient encore jeudi matin de récupérer les corps des habitants tués lors d’une attaque nocturne. Dans ce contexte de violences persistantes, le débat sur un éventuel plan de paix reste politiquement explosif, en Ukraine comme à l’étranger.