Les ministres des Affaires étrangères du G7 se réunissent au Canada pour discuter de l’Ukraine et du Moyen-Orient (AP)
Les ministres des Affaires étrangères du G7 se réunissent au Canada pour discuter de l’Ukraine et du Moyen-Orient (AP)

Les ministres des Affaires étrangères du G7 se retrouvent mardi à Niagara-on-the-Lake, au Canada, pour une série de discussions centrées sur la guerre en Ukraine et la situation au Moyen-Orient, alors que les efforts du président américain Donald Trump pour instaurer la paix rencontrent de nouveaux blocages diplomatiques.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio représentera Washington à cette réunion, où il sera interrogé par ses homologues sur les tentatives américaines d’obtenir un cessez-le-feu durable en Ukraine et sur la mise en œuvre de la deuxième phase de l’accord de trêve à Gaza.

Ces discussions interviennent après l’échec des efforts visant à organiser un sommet entre Trump et Vladimir Poutine, Moscou ayant rejeté la proposition d’un cessez-le-feu immédiat. En réponse, Washington a sanctionné les géants pétroliers russes Rosneft et Lukoil, intensifiant la pression financière sur le Kremlin pour le forcer à revenir à la table des négociations.

Trump avait rencontré Poutine en août en Alaska et plaidé pour un arrêt des combats, mais la Russie exige désormais de nouveaux gains territoriaux avant toute trêve, une position jugée inacceptable par Kiev.

La cheffe de la diplomatie canadienne Anita Anand a déclaré s’attendre à des échanges “ciblés et constructifs” sur la manière de soutenir l’Ukraine, notamment par le renforcement des infrastructures énergétiques, l’aide alimentaire et la reconstruction à long terme.

Outre les pays du G7, des représentants du Brésil, de l’Inde, d’Arabie saoudite, d’Afrique du Sud et de l’Ukraine ont été conviés à participer à certaines sessions de travail.

Sur le volet moyen-oriental, les ministres devraient aussi aborder la fragilité du cessez-le-feu à Gaza, conclu le 10 octobre sous médiation américaine. Les États-Unis tentent de relancer la “phase deux” du plan Trump, qui prévoit un retrait partiel israélien, la mise en place d’une force internationale et la reprise de la reconstruction un projet pour l’instant au point mort.

Selon John Kirton, fondateur du Groupe de recherche G7 de l’Université de Toronto, cette réunion pourrait être plus productive que le précédent sommet des dirigeants, marqué par les tensions autour de Trump :
« L’absence du président Trump sera sans doute un atout. Les ministres pourront travailler sans craindre ses diatribes ou ses volte-face diplomatiques », a-t-il ironisé.

Que retenir rapidement ?

Les ministres des Affaires étrangères du G7 se retrouvent mardi à Niagara-on-the-Lake, au Canada, pour une série de discussions centrées sur la guerre en U

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