Le vice-président taïwanais Hsiao Bi-khim prononce un discours inédit au Parlement européen, défiant Pékin (AP)
Le vice-président taïwanais Hsiao Bi-khim prononce un discours inédit au Parlement européen, défiant Pékin (AP)

Le vice-président taïwanais Hsiao Bi-khim a effectué vendredi une visite exceptionnelle en Belgique, où elle s’est exprimée au Parlement européen à Bruxelles un déplacement rare pour un haut responsable de Taïwan, que la Chine revendique comme partie intégrante de son territoire.

Hsiao a pris la parole lors du sommet annuel de l’Alliance interparlementaire sur la Chine (IPAC), un réseau de parlementaires de démocraties mondiales visant à coordonner leurs réponses face à Pékin. « L’Europe a défendu la liberté sous le feu des attaques. Et Taïwan a défendu la démocratie sous la pression », a déclaré la vice-présidente, ajoutant qu’elle venait porter « la voix d’une société profondément attachée aux idéaux démocratiques ».

Cette visite s’inscrit dans une politique d’ouverture diplomatique de plus en plus assumée par Taipei à l’égard de l’Europe. Si le Vatican reste le seul État européen entretenant des relations diplomatiques officielles avec Taïwan, plusieurs pays — dont la France, la Grande-Bretagne, la Lituanie et la Pologne — ont récemment intensifié leurs échanges avec l’île, malgré les protestations répétées de Pékin.

La réaction chinoise n’a pas tardé. La mission de Chine auprès de l’Union européenne a dénoncé samedi une « violation grave du principe d’une seule Chine » et une « ingérence sérieuse dans les affaires intérieures » du pays, accusant la visite de Hsiao de compromettre « la confiance politique mutuelle » entre Pékin et Bruxelles.

Hsiao, ancienne représentante de Taïwan à Washington et figure diplomatique chevronnée, était accompagnée du ministre des Affaires étrangères Lin Chia-lung. Tous deux ont insisté sur le rôle de Taïwan dans la stabilité régionale et mondiale. « La stabilité dans le détroit de Taïwan est une pierre angulaire de la prospérité mondiale », a souligné Hsiao, évoquant la contribution de l’île à l’aide humanitaire et au respect des normes internationales « malgré son exclusion des grandes organisations mondiales ».

Cette séquence diplomatique survient alors que la nouvelle présidente taïwanaise, Tsai Ing-wen, doit se rendre à Berlin la semaine prochaine pour participer à une conférence, renforçant ainsi la présence internationale de Taipei malgré les menaces de représailles de Pékin.

Que retenir rapidement ?

Le vice-président taïwanais Hsiao Bi-khim a effectué vendredi une visite exceptionnelle en Belgique, où elle s’est exprimée au Parlement européen à Bruxell

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