Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré qu’un désarmement du Hamas ne pourrait être envisagé qu’une fois instaurées des structures de gouvernance et des forces de sécurité légitimes à Gaza. Selon lui, toute tentative de désarmer rapidement le mouvement palestinien serait « ni réaliste ni réalisable » dans le cadre du cessez-le-feu soutenu par les États-Unis.
Fidan, qui s’exprimait lors du Forum de Doha, a affirmé qu’un processus politique crédible devait précéder toute exigence sécuritaire. Il a insisté sur la nécessité d’un dispositif institutionnel solide à Gaza, susceptible d’offrir un environnement stable permettant la mise en œuvre progressive de l’accord de cessez-le-feu et la réduction durable des tensions.
La Turquie souhaite jouer un rôle dans la supervision de l’accord, malgré les réticences d’Israël à l’idée d’un contrôle international renforcé. Ankara affirme que sa participation contribuerait à garantir la transparence et la crédibilité du processus.
Le ministre turc a également averti que l’échec du plan pour Gaza constituerait un « énorme revers mondial », estimant que la communauté internationale ne pouvait se permettre un nouvel effondrement diplomatique au Moyen-Orient. Selon Fidan, seule une approche combinant sécurité, gouvernance et soutien international peut offrir une perspective de stabilité durable dans l’enclave palestinienne.