Le Kremlin a déclaré lundi qu’il souhaitait voir un nouveau sommet entre Vladimir Poutine et Donald Trump se tenir dès que les préparatifs nécessaires seraient finalisés. Les deux dirigeants ne se sont pas rencontrés depuis leur sommet d’août en Alaska, consacré à la recherche d’une issue au conflit en Ukraine. Un nouveau rendez-vous avait été annoncé pour Budapest, mais Donald Trump l’avait annulé peu après, estimant que le moment n’était pas approprié.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a reconnu qu’il était difficile de prévoir quand les conditions seraient réunies pour une nouvelle rencontre, tout en soulignant le souhait de Moscou d’avancer rapidement. Il a insisté sur le fait que les deux capitales s’accordaient sur la nécessité d’une préparation minutieuse afin de garantir des discussions productives. Selon lui, le sommet pourrait avoir lieu dès que ces étapes auront été complétées.
L’annulation de la rencontre de Budapest avait mis en lumière la frustration exprimée par Trump, qui avait indiqué que ses échanges avec Poutine, bien que cordiaux, n’avaient conduit à aucune avancée concrète. Fin octobre, il avait également imposé une série de sanctions contre la Russie une première depuis le début de son second mandat visant notamment Rosneft et Lukoil, en réponse à la situation en Ukraine.
Dans un contexte de pressions croissantes, Trump a déclaré dimanche que les républicains travaillaient sur un projet de loi visant à sanctionner tout pays poursuivant des relations commerciales avec la Russie. Moscou a vivement réagi : Peskov a affirmé que cette initiative serait perçue « très négativement » et suivie de près par les autorités russes. Le Kremlin avait déjà dénoncé comme une pression illégale la hausse des droits de douane imposée par Washington à l’Inde en raison de ses achats de pétrole russe.