Le Hamas refuse de déposer les armes sans création d’un État palestinien indépendant
Le Hamas refuse de déposer les armes sans création d’un État palestinien indépendant

Dans une déclaration publiée samedi, le Hamas a réaffirmé qu’il ne déposerait pas les armes tant qu’un État palestinien pleinement souverain, avec Jérusalem pour capitale, ne serait pas établi. Cette position constitue un rejet clair d’une exigence centrale d’Israël pour mettre fin à la guerre en cours dans la bande de Gaza, et souligne l’impasse persistante des négociations de cessez-le-feu.

Les pourparlers indirects entre le Hamas et Israël, organisés avec la médiation du Qatar et de l’Égypte, ont échoué la semaine dernière sans aboutir à un accord sur un cessez-le-feu de 60 jours ni sur la libération des otages encore détenus par le mouvement islamiste. L’impasse intervient alors que la pression internationale s’intensifie pour mettre un terme à un conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts et détruit une grande partie de la bande de Gaza.

Mardi, Doha et Le Caire ont donné leur soutien à une initiative conjointe de la France et de l’Arabie saoudite, qui trace les grandes lignes d’une solution à deux États. Le texte stipule notamment que le Hamas devra remettre ses armes à l’Autorité palestinienne, entité soutenue par l’Occident et considérée comme un partenaire de paix par la communauté internationale. Une condition rejetée par le Hamas, qui affirme que sa capacité de résistance armée reste un droit inaliénable tant que les aspirations nationales palestiniennes ne seront pas satisfaites.

« Le Hamas ne renoncera pas à son droit légitime à la résistance armée, sauf dans le cas de l’établissement d’un État palestinien indépendant et pleinement souverain, avec Jérusalem pour capitale », a déclaré le mouvement dans son communiqué, ajoutant que toute exigence de désarmement préalable est « irréaliste et injuste ».

Israël, de son côté, continue de considérer le désarmement du Hamas comme une condition non négociable à toute solution politique ou humanitaire à Gaza. Pour le gouvernement israélien, tant que le Hamas conservera une capacité militaire, il représentera une menace existentielle. Cette divergence fondamentale rend tout accord durable difficile à concevoir à court terme.

Alors que les combats se poursuivent, les civils palestiniens restent les premières victimes du conflit. Dans le nord de Gaza, des habitants ont été vus vendredi transportant des fournitures humanitaires arrivées via Israël, signe de la précarité extrême dans laquelle vit aujourd’hui la population gazaouie.

La communauté internationale appelle de plus en plus ouvertement à un cessez-le-feu durable et à une reprise des négociations sur le statut final du conflit israélo-palestinien. Mais tant que le fossé restera aussi profond entre les exigences israéliennes et les lignes rouges du Hamas, toute perspective de paix reste lointaine.

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