La Syrie a signé une déclaration de coopération politique avec la Coalition mondiale pour vaincre l’État islamique, a annoncé lundi le ministre syrien de l’Information dans un message publié sur X.
L’accord, qualifié de « politique » par le ministre, ne comporte pour l’instant aucun engagement militaire. Cette initiative marque toutefois une étape diplomatique majeure pour Damas, qui cherche à réintégrer la scène internationale après plus d’une décennie d’isolement.
Le président syrien Ahmed al-Charia, arrivé au pouvoir en décembre dernier après la chute de Bachar al-Assad, multiplie les signaux d’ouverture à l’égard des puissances occidentales. Son gouvernement tente de se repositionner comme un acteur clé dans la lutte contre les organisations jihadistes, notamment l’État islamique, encore actif dans certaines régions du pays.
Cette déclaration intervient alors que Washington et ses alliés redéfinissent leur stratégie régionale, et quelques heures seulement après la visite historique d’al-Charia à la Maison-Blanche, où il a rencontré Donald Trump pour discuter d’une éventuelle coopération plus étroite.
Selon plusieurs observateurs, cette signature pourrait être le prélude à un engagement plus large de la Syrie au sein de la coalition, notamment dans les domaines du renseignement et de la sécurisation des frontières.