La Suisse a annoncé dimanche la réouverture de son ambassade à Téhéran, deux semaines après l’avoir fermée en raison de l’escalade du conflit entre Israël et l’Iran. Cette décision marque une reprise progressive des activités diplomatiques suisses dans la République islamique, alors que la tension reste élevée dans la région.
Selon un communiqué du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), l’ambassadrice Nadine Olivieri Lozano est rentrée à Téhéran avec une petite équipe diplomatique par voie terrestre via l’Azerbaïdjan. L’ambassade avait été évacuée et fermée le 20 juin par mesure de sécurité, dans le contexte de frappes aériennes mutuelles entre Israël et l’Iran qui avaient fait craindre une escalade incontrôlable.
La Suisse joue un rôle diplomatique clé en Iran, en représentant notamment les intérêts des États-Unis, qui n’ont pas de mission diplomatique directe dans le pays depuis la rupture des relations bilatérales à la suite de la révolution islamique de 1979. En tant que puissance protectrice, la Suisse assure des services consulaires et joue un rôle de médiation discret mais essentiel.
La reprise des activités diplomatiques suisses à Téhéran est perçue comme un signe d’apaisement relatif après la trêve conclue fin juin entre les deux puissances rivales. Toutefois, la situation sécuritaire reste fragile, et les autorités suisses précisent que la mission diplomatique reprendra ses fonctions « progressivement », sans fournir de calendrier précis.
Cette réouverture intervient dans un contexte diplomatique tendu, alors que les efforts internationaux pour stabiliser la région se heurtent aux rivalités persistantes et à l’incertitude entourant le programme nucléaire iranien. Pour la Suisse, le maintien de sa présence à Téhéran reste crucial pour faciliter la communication entre Washington et Téhéran, dans un moment où les canaux directs demeurent inexistants.