La Nouvelle-Zélande frappe la flotte clandestine russe avec un nouveau train de sanctions internationales (AP)
La Nouvelle-Zélande frappe la flotte clandestine russe avec un nouveau train de sanctions internationales (AP)

La Nouvelle-Zélande a annoncé jeudi un durcissement significatif de ses sanctions contre la Russie, visant cette fois la « flotte parallèle » utilisée pour contourner les restrictions sur les exportations de pétrole. Cette décision, révélée par le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères Winston Peters lors d’une réunion à Stockholm avec ses homologues des cinq pays nordiques, marque un engagement plus ferme de Wellington contre le contournement des embargos internationaux imposés à Moscou.

Dans un communiqué, Winston Peters a indiqué que 65 navires et entités supplémentaires étaient désormais sanctionnés. Ces acteurs, originaires notamment du Bélarus, d’Iran et de Corée du Nord, sont accusés de participer au raffinage, au transport et au financement du pétrole russe. Le diplomate a dénoncé une « économie de l’ombre » qui permet à la Russie de poursuivre ses ventes d’hydrocarbures en contournant les sanctions du G7 et de l’Union européenne.

« La Nouvelle-Zélande ne tolérera pas que certains États ou compagnies servent d’intermédiaires à la Russie pour échapper aux sanctions internationales », a déclaré Peters. Il a ajouté que ces mesures visaient à défendre « l’intégrité du système commercial mondial » et à réduire les revenus énergétiques qui alimentent l’effort de guerre russe en Ukraine.

Depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, la Nouvelle-Zélande s’est alignée sur ses partenaires occidentaux en adoptant plusieurs séries de sanctions contre les secteurs financiers, énergétiques et militaires russes. Mais ce nouvel ensemble de mesures est le plus ambitieux depuis deux ans, ciblant directement le réseau maritime et logistique qui soutient les exportations de pétrole brut vers l’Asie et le Moyen-Orient.

Les pays occidentaux accusent Moscou d’utiliser une flotte de pétroliers sous pavillon de complaisance, souvent assurés et opérés par des sociétés-écrans, pour continuer à exporter du pétrole au-delà des plafonds de prix fixés par les sanctions. Ces navires naviguent souvent avec leurs transpondeurs désactivés, rendant leur traçabilité difficile.

Avec cette décision, la Nouvelle-Zélande rejoint un nombre croissant d’États cherchant à tarir ces circuits parallèles. Peters a précisé que Wellington poursuivra la coordination avec ses partenaires européens et nordiques pour identifier et sanctionner d’autres acteurs de cette économie clandestine, qualifiant cette lutte de « devoir moral et stratégique » face à la guerre menée par la Russie en Ukraine.

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