Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a affirmé dimanche que la Corée du Nord triompherait dans sa lutte « anti-impérialiste et anti-américaine », à l’occasion de la commémoration du 71e anniversaire de l’armistice ayant mis fin aux combats de la guerre de Corée. À travers une déclaration relayée par l’agence officielle KCNA, Kim a exalté la force de l’État nord-coréen et la détermination de son peuple à poursuivre la construction d’un pays « riche et puissamment armé ».
La déclaration de Kim Jong-un a été faite alors qu’il visitait un musée dédié à la guerre de Corée, à Pyongyang. Il a présenté cette commémoration comme un symbole de résilience nationale face aux « forces impérialistes », insistant sur le fait que la Corée du Nord, selon ses mots, deviendrait « un vainqueur honorable » dans cette confrontation prolongée avec les États-Unis. Cette rhétorique guerrière s’inscrit dans un contexte de tensions militaires régionales persistantes, notamment en raison du soutien affiché de Pyongyang à Moscou dans le conflit ukrainien.
La Corée du Nord célèbre chaque 27 juillet le « Jour de la Victoire », en référence à la signature de l’accord d’armistice de 1953 qui a mis fin à trois années de guerre sanglante, sans traité de paix formel. L’accord, signé par la Corée du Nord, les États-Unis et la Chine, a abouti à la division de la péninsule coréenne le long du 38e parallèle, frontière encore en place aujourd’hui. En revanche, la Corée du Sud n’organise pas de célébration officielle à cette date.
À Washington, le président sud-coréen Lee Jae Myung a prononcé un discours à l’occasion d’une cérémonie honorant les vétérans de la guerre. Il y a réaffirmé l’importance de l’alliance militaire entre Séoul et Washington, soulignant que celle-ci, « forgée dans le sang », devait être consolidée dans tous les domaines : politique, économique, sécuritaire et culturel. M. Lee a promis de poursuivre les efforts pour « protéger fermement la liberté et la paix dans la péninsule coréenne ».
Ces échanges de déclarations soulignent une fois de plus la profonde division idéologique qui perdure entre le Nord et le Sud, et le rôle central que joue encore la guerre de Corée dans la construction identitaire et diplomatique des deux États.