Israël a annoncé la suspension de plusieurs organisations humanitaires internationales opérant dans la bande de Gaza à partir du 1er janvier, affirmant qu’elles n’avaient pas respecté de nouvelles règles de contrôle imposées par les autorités israéliennes. Cette décision concerne certaines des ONG les plus connues au monde, dont Médecins Sans Frontières, Oxfam, CARE ou encore le Conseil norvégien pour les réfugiés.
Selon l’armée israélienne, via l’organisme COGAT chargé de superviser l’aide humanitaire à Gaza, ces organisations n’auraient pas satisfait aux nouvelles exigences de vérification mises en place par Israël pour encadrer l’activité des groupes internationaux dans le territoire palestinien. Les autorités israéliennes affirment que ces ONG représentent moins de 1 % de l’aide entrant à Gaza et assurent que l’assistance humanitaire se poursuivra grâce aux organisations ayant obtenu les autorisations nécessaires.
Israël justifie ces mesures par des impératifs de sécurité, accusant des groupes armés palestiniens d’utiliser, par le passé, la couverture d’organisations humanitaires pour mener des activités militantes. Des accusations rejetées avec fermeté par les ONG concernées, qui dénoncent des règles qu’elles jugent arbitraires, opaques et dangereuses pour leurs équipes sur le terrain.
Les organisations suspendues alertent sur les conséquences humanitaires de cette décision, alors que Gaza traverse une crise humanitaire majeure après des mois de conflit. Elles estiment que la restriction de leur accès pourrait aggraver les pénuries de nourriture, de soins médicaux et d’eau potable pour une population déjà fortement dépendante de l’aide internationale.
Plusieurs ONG ont également mis en garde contre un climat de plus en plus hostile à l’action humanitaire, soulignant que la suspension de leurs activités complique la coordination des secours et limite la capacité à atteindre les populations les plus vulnérables, notamment les enfants, les blessés et les personnes déplacées.
Malgré les assurances israéliennes, des responsables humanitaires craignent que cette décision ne marque un tournant dans l’accès de l’aide internationale à Gaza, à un moment où les besoins sont considérés par les Nations unies comme parmi les plus élevés jamais enregistrés dans le territoire.