Israël rejette un cessez-le-feu malgré la libération d’un otage américano-israélien Israël rejette un cessez-le-feu malgré la libération d’un otage américano-israélien
Israël rejette un cessez-le-feu malgré la libération d’un otage américano-israélien

JÉRUSALEM, 12 mai – Alors que la libération imminente de l’otage américano-israélien Edan Alexander par le Hamas suscite des espoirs de reprise des négociations, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fermement déclaré qu’Israël n’avait accepté « aucun cessez-le-feu ni libération de prisonniers » en contrepartie. Selon le bureau du Premier ministre, Israël aurait uniquement consenti à un passage sécurisé pour l’otage, tout en poursuivant les préparatifs en vue d’une intensification de ses opérations militaires dans la bande de Gaza.

Edan Alexander, considéré comme le dernier otage américain survivant encore détenu à Gaza, devrait être libéré lundi dans le cadre d’une démarche qualifiée de « geste de bonne volonté » par le Hamas à l’égard du président américain Donald Trump. Cette décision fait suite à des négociations impliquant le mouvement palestinien, les États-Unis, le Qatar et l’Égypte. La libération d’Alexander pourrait ouvrir la voie à celle d’autres otages, dont seuls 21 seraient encore en vie, selon des sources proches du dossier.

La famille d’Alexander a remercié Trump et son envoyé spécial, Steve Witkoff, tout en appelant à poursuivre les efforts diplomatiques pour ramener les autres captifs. De leur côté, les autorités israéliennes insistent sur le fait que la pression militaire exercée sur le Hamas est la véritable raison de cette libération. Netanyahu a également indiqué que les combats continueront en parallèle des pourparlers, et qu’Israël restait déterminé à reprendre l’offensive à Gaza après la visite de Trump dans la région.

Alors que la situation humanitaire dans l’enclave reste catastrophique, avec plus de 52 000 morts palestiniens et des millions de déplacés depuis le début de la guerre, Israël a récemment étendu sa « zone de sécurité » sur environ un tiers du territoire et bloque toujours l’entrée de l’aide. Le nouvel ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, a évoqué la mise en place d’un mécanisme d’acheminement d’aide humanitaire par des acteurs privés, bien que les modalités de ce plan restent floues.

La libération d’otages reste une question explosive en Israël, où les familles et les partisans de captifs exercent une forte pression sur le gouvernement pour obtenir un accord, face à un cabinet dominé par les faucons qui s’opposent à toute trêve sans victoire militaire décisive. Le précédent cessez-le-feu de deux mois, qui avait permis un échange d’otages et de prisonniers palestiniens, s’est terminé en mars avec la reprise des opérations israéliennes dans la bande de Gaza.

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