Des échanges diplomatiques ont repris entre la France et le Vanuatu autour des îlots inhabités de Hunter et Matthew, situés à l’est de la Nouvelle-Calédonie. Ces discussions, engagées fin 2025, ont ravivé des accusations de « cession territoriale » portées par plusieurs responsables politiques français. À ce stade, aucune initiative officielle ne confirme un projet de transfert de souveraineté, selon des sources diplomatiques.
Ces deux rochers volcaniques, difficiles d’accès et dépourvus de population permanente, concentrent pourtant un enjeu stratégique majeur. Leur rattachement permet à la France de revendiquer près de 350 000 km² de zone économique exclusive, un espace maritime riche en ressources halieutiques et potentiellement minières, dans une région du Pacifique devenue sensible sur le plan géopolitique.
Un différend ancien encadré par le droit international
La souveraineté française sur Hunter et Matthew, affirmée depuis le début du XXᵉ siècle, est contestée par le Vanuatu depuis son indépendance en 1980. Conformément à la convention des Nations unies sur le droit de la mer, les États concernés sont tenus de dialoguer et de coopérer lorsqu’un différend maritime existe, sans obligation de parvenir à un accord définitif. Les discussions en cours s’inscrivent dans ce cadre juridique et portent notamment sur la gestion des espaces maritimes contestés.
Le gouvernement français assure qu’aucune renonciation territoriale n’a été envisagée. Une telle décision supposerait par ailleurs une procédure institutionnelle lourde, impliquant le Parlement. Paris privilégie une approche de coopération régionale, notamment en matière de pêche et de recherche scientifique, tout en réaffirmant sa souveraineté sur ces îlots. De nouvelles rencontres entre les deux pays sont prévues courant 2026.