Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a affirmé mercredi que le multilatéralisme « fonctionne », même si les États-Unis et les grandes entreprises des combustibles fossiles s’opposent à des actions climatiques plus ambitieuses. S’exprimant lors de la conférence Reuters NEXT à New York, il a estimé que, malgré un résultat jugé décevant, la COP30 avait démontré que la coopération internationale restait possible.
Guterres a reconnu que les engagements pris lors du sommet étaient insuffisants pour remettre le monde sur la trajectoire permettant de limiter le réchauffement à 1,5 °C. Il a averti que la fenêtre pour atteindre cet objectif se refermait rapidement et a exhorté les gouvernements à accélérer nettement la réduction des émissions, en particulier les grandes économies responsables de la majorité des rejets mondiaux.
Le chef de l’ONU a dénoncé ce qu’il décrit comme un « sabotage climatique » orchestré par une partie du secteur des combustibles fossiles, dont les stratégies d’influence ralentissent la transition énergétique. Il a également critiqué l’administration Trump, accusée d’entraver les négociations multilatérales sur le climat.
Pour Guterres, le défi reste immense, mais les progrès obtenus au terme d’âpres discussions montrent que les institutions internationales peuvent encore jouer un rôle central dans la réponse mondiale à la crise climatique.