Dans un entretien exclusif accordé au magazine Time, publié ce vendredi, le président américain Donald Trump a déclaré que « la Crimée restera sous contrôle russe ». Cette affirmation, qui semble entériner l’annexion de la péninsule ukrainienne par Moscou en 2014, marque un tournant potentiel dans la politique étrangère des États-Unis vis-à-vis du conflit en Ukraine.
Donald Trump accuse Kiev d’être à l’origine de la guerre
Le président américain Donald Trump a mis en cause l’Ukraine dans le déclenchement de la guerre en affirmant que « le conflit a commencé lorsqu’ils ont commencé à parler d’adhésion à l’OTAN ». Trump a ajouté que les négociations qu’il mène avec Vladimir Poutine pourraient aboutir à un accord de paix permettant à la Russie de conserver environ 20 % du territoire ukrainien.
Deux jours avant cette interview, le milliardaire avait déjà déclaré sur son réseau Truth Social que la Crimée était désormais « perdue » pour l’Ukraine, laissant peu de doute sur son intention de reconnaître de facto l’annexion de la péninsule par Moscou.
Renforcement du dialogue Washington-Moscou
Parallèlement à ces déclarations, l’envoyé spécial américain Steve Witkoff s’est rendu à Moscou ce vendredi 25 avril. Il s’agit de sa quatrième rencontre avec le président russe depuis la reprise des échanges diplomatiques en février, relancée à l’initiative de Donald Trump. Ces discussions visent à poser les bases d’un règlement politique du conflit, quitte à revoir profondément les positions historiques de Washington sur la souveraineté ukrainienne.