Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi que l’OTAN devrait envisager de retirer l’Espagne de l’alliance, en raison, selon lui, du niveau insuffisant de ses dépenses militaires, relançant ainsi les tensions transatlantiques autour du partage des charges au sein du bloc.
Trump a rappelé que les membres de l’alliance avaient accepté en juin d’augmenter leurs budgets de défense à 5 % du produit intérieur brut (PIB), une exigence qu’il a érigée en priorité stratégique depuis son retour à la Maison Blanche. Il a affirmé que Madrid ne respectait toujours pas cet engagement.
« Nous avons besoin de partenaires qui contribuent équitablement à notre sécurité collective », a déclaré le président américain lors d’un point de presse à Washington, laissant entendre que certains pays européens profitaient « du parapluie américain sans payer leur part ».
Cette sortie survient alors que les relations entre Washington et plusieurs capitales européennes sont déjà tendues, notamment sur les dossiers de la défense commune et du financement des opérations de l’OTAN.
Le gouvernement espagnol n’a pas encore officiellement réagi, mais Madrid consacre actuellement environ 1,3 % de son PIB à la défense, bien en dessous du seuil initialement fixé de 2 % par l’alliance — et encore plus loin du nouvel objectif évoqué par Trump.
Cette déclaration, qualifiée de provocatrice par plusieurs diplomates européens, risque d’alimenter de nouveaux débats sur l’avenir de l’OTAN sous la présidence Trump et sur la place des États-Unis au sein du système de sécurité européen.