Donald Trump a une nouvelle fois affirmé sa position sans détour sur la guerre en Ukraine. Alors qu’il reçoit ce lundi Volodymyr Zelensky à Washington, le président américain a assuré que Kiev pouvait mettre fin « presque immédiatement » au conflit avec Moscou, à condition de renoncer à certaines illusions. Pour Trump, il est exclu que l’Ukraine récupère la Crimée annexée par la Russie en 2014 et tout aussi impensable qu’elle rejoigne l’Otan.
Dans une série de messages publiés sur Truth Social, le chef de la Maison Blanche a rappelé que la péninsule avait été « donnée par Obama, sans qu’un seul coup de feu ne soit tiré », soulignant l’irréversibilité d’un fait accompli désormais ancré dans la réalité géopolitique. Trump s’est voulu clair : continuer la guerre ne fera qu’accroître les pertes ukrainiennes, alors qu’un compromis pourrait ramener la paix sur le continent. En exigeant l’abandon de la perspective otanienne, le président américain entend également réduire les tensions directes avec Moscou, ouvrant la voie à une stabilité durable.
Zelensky, arrivé dimanche soir à Washington, a déclaré vouloir une paix « durable » mais ne cache pas son malaise face aux pressions américaines. Plusieurs dirigeants européens, dont Emmanuel Macron, Giorgia Meloni et Keir Starmer, assistent à la réunion prévue ce lundi. Tous tenteront de défendre la ligne européenne d’un soutien à Kiev, mais il est clair que la stratégie de Trump s’impose : mettre fin à une guerre interminable par le réalisme, plutôt que par des promesses irréalisables.
Pour Trump, seule une approche pragmatique peut ramener la paix. Loin des discours idéologiques, il s’agit de reconnaître les rapports de force et d’éviter que l’Ukraine ne serve de champ de bataille permanent entre l’Occident et la Russie. Une position qui séduit déjà une partie de l’opinion américaine, lassée d’une guerre coûteuse et sans issue claire.