À quelques jours de l’ouverture de la COP30 à Belém, le Brésil a annoncé une mesure inédite pour pallier la pénurie d’hébergements : des cabines gratuites à bord de navires de croisière seront mises à disposition des délégations des pays les plus modestes.
Face à l’afflux massif de participants et à la flambée des prix des hôtels dans la capitale de l’État du Pará, de nombreux pays en développement n’avaient pas encore pu réserver de logement. Cette situation menaçait de compromettre leur participation au sommet sur le climat, prévu la semaine prochaine au cœur de l’Amazonie.
Le gouvernement brésilien a donc réquisitionné plusieurs paquebots stationnés sur le fleuve Amazone pour héberger diplomates, négociateurs et représentants d’ONG. Ces navires seront reliés au centre de conférence par un système de navettes fluviales.
Les organisateurs espèrent ainsi garantir une participation inclusive, alors que la COP30 se veut une vitrine du dialogue Nord-Sud sur la transition écologique. Mais certains délégués s’inquiètent des conditions de confort et de sécurité à bord, soulignant qu’une telle initiative illustre aussi le manque d’infrastructures hôtelières durables dans une région cruciale pour la lutte contre le changement climatique.