Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affirmé mercredi que l’Iran avait considérablement reculé dans sa capacité à construire une arme nucléaire, à la suite d’une frappe américaine ciblée sur les principales installations nucléaires du pays, menée ce week-end. Ses propos ont été rapportés par le média Politico.
Selon Rubio, cette opération militaire a visé et endommagé trois des sites nucléaires les plus sensibles de Téhéran, ralentissant de manière significative les progrès du régime iranien vers l’obtention de l’arme atomique. « L’Iran est aujourd’hui bien plus éloigné d’une capacité nucléaire militaire qu’il ne l’était il y a une semaine », a-t-il déclaré, sans fournir davantage de détails techniques ou d’estimations chiffrées.
Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions extrêmes entre les États-Unis, Israël et l’Iran. La frappe américaine fait suite à une série d’échanges militaires entre Téhéran et Tel Aviv, culminant dans un conflit de 12 jours qui a suscité l’inquiétude de la communauté internationale face au risque d’un embrasement régional.
Les autorités iraniennes n’ont pas encore commenté de manière exhaustive l’étendue des dégâts sur leurs infrastructures nucléaires. Toutefois, des sources diplomatiques à Vienne ont laissé entendre que certains équipements de surveillance de l’AIEA avaient été rendus inopérants, compliquant l’évaluation de la situation.
Rubio, figure influente du gouvernement Trump et fervent partisan d’une ligne dure face à l’Iran, a aussi défendu la légitimité de cette action militaire, la qualifiant de « réponse mesurée à une menace existentielle ». Il a affirmé que l’objectif des États-Unis restait d’empêcher à tout prix que la République islamique n’accède à l’arme nucléaire.
L’évaluation de l’impact réel de la frappe sur les capacités nucléaires iraniennes reste difficile à vérifier de manière indépendante, et plusieurs experts appellent à la prudence. L’Iran a maintes fois déclaré que son programme nucléaire était exclusivement civil, bien que des soupçons persistants continuent d’alimenter la méfiance occidentale.