La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a déclaré mardi qu’une plainte avait été déposée contre elle auprès de la Cour pénale internationale (CPI) pour « complicité de génocide », sans en préciser les auteurs.
Lors d’un point de presse à Rome, la cheffe du gouvernement a indiqué avoir été informée de cette démarche par ses avocats, tout en affirmant qu’elle ne craignait « rien » et qu’elle assumerait « pleinement ses positions politiques ». « Je suis attaquée pour avoir défendu la sécurité nationale et les intérêts de l’Italie », a-t-elle ajouté.
Les détails de la plainte n’ont pas été rendus publics, mais selon plusieurs sources politiques italiennes citées par les médias, celle-ci serait liée à la politique migratoire du gouvernement Meloni, en particulier à la coopération renforcée entre Rome et les autorités libyennes pour intercepter les migrants en mer Méditerranée.
Depuis son arrivée au pouvoir en 2022, Giorgia Meloni a durci les mesures de contrôle migratoire et soutenu la création de centres d’accueil dans des pays tiers, une approche critiquée par plusieurs ONG et institutions européennes.
La CPI n’a pour l’heure fait aucun commentaire officiel. Si la plainte devait être jugée recevable, elle serait la première visant un dirigeant européen en exercice pour des accusations liées à la gestion des flux migratoires.