L’administration Trump a annoncé vendredi qu’elle envisageait d’expulser Kilmar Abrego Garcia, un migrant dont l’affaire est devenue emblématique de la politique américaine en matière d’immigration, vers l’Eswatini, petit royaume d’Afrique australe anciennement appelé Swaziland.
Selon un courriel adressé aux avocats d’Abrego par un responsable du Département de la sécurité intérieure (DHS), l’Eswatini remplacerait l’Ouganda comme pays désigné pour cette expulsion. Cette décision intervient alors que l’homme, libéré fin août d’un centre de détention dans le Tennessee, continue de se battre pour rester aux États-Unis.
L’arrestation et la tentative d’expulsion d’Abrego ont suscité de vives critiques de la part des défenseurs des droits des migrants, qui dénoncent des procédures arbitraires et l’absence de garanties juridiques suffisantes. Son dossier est désormais suivi de près par l’opinion publique et les organisations de défense des droits humains.
Ce nouveau rebondissement illustre la fermeté de la Maison Blanche, qui a multiplié les initiatives pour accélérer les expulsions dans le cadre de sa politique migratoire restrictive. Mais il soulève également des interrogations quant au choix de l’Eswatini, un pays où Abrego n’a aucun lien connu.
Ses avocats ont indiqué qu’ils poursuivraient leurs démarches judiciaires pour bloquer l’expulsion, estimant que leur client est victime d’un traitement injuste et potentiellement illégal.