Un Vénézuélien ex-détenu au Salvador poursuit les États-Unis pour 1,3 million de dollars
Un Vénézuélien ex-détenu au Salvador poursuit les États-Unis pour 1,3 million de dollars

Un citoyen vénézuélien a officiellement déposé une plainte administrative contre le gouvernement des États-Unis, l’accusant de l’avoir illégalement expulsé vers le Salvador, où il aurait été détenu dans des conditions inhumaines. Il réclame 1,3 million de dollars de dommages et intérêts, ont annoncé ses avocats jeudi.

Adrián Leon Rengel, ancien migrant, affirme avoir été arrêté par les autorités américaines dans le cadre d’une opération controversée d’expulsion vers des pays tiers. Il a ensuite été transféré au Salvador, où il a été incarcéré dans la prison de haute sécurité CECOT (Centre de détention pour terroristes), tristement célèbre pour ses conditions extrêmes de détention. Selon sa plainte, il y aurait subi violences physiques, privations et détention arbitraire.

Il s’agit de la première action officielle en justice intentée par un Vénézuélien ayant été expulsé vers le Salvador sous l’autorité du Alien Enemies Act, une loi américaine datant de 1798 remise en vigueur dans le contexte de la politique migratoire de l’administration Trump.

L’action intentée par Rengel pourrait ouvrir la voie à d’autres recours similaires. Ses avocats qualifient l’expulsion de « transfert illégal vers un lieu de torture » et dénoncent un manquement aux obligations internationales des États-Unis en matière de droits humains.

Cette plainte administrative constitue une première étape avant une possible action en justice devant les tribunaux fédéraux. Le ministère américain de la Justice n’a pas encore réagi publiquement à ces accusations.

L’affaire survient alors que la politique migratoire américaine est de plus en plus contestée, notamment concernant les accords passés avec certains pays d’Amérique latine pour y expulser des migrants sans garantie de sécurité.

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