LOS ANGELES, 2 août – Une cour d’appel fédérale a confirmé vendredi soir l’interdiction temporaire faite aux agents fédéraux de procéder à des arrestations pour motifs d’immigration à Los Angeles sans raison valable. Cette décision marque un nouveau revers pour l’administration Trump dans sa politique migratoire controversée.
Composé de trois juges, le panel de la cour d’appel a rejeté la demande du gouvernement fédéral visant à suspendre une décision de première instance qui limitait les arrestations arbitraires. Selon la cour, les plaignants ont présenté des éléments convaincants montrant que les agents de l’immigration avaient ciblé certaines personnes sur la base de leur apparence physique, de la langue qu’elles parlaient ou de leur lieu de résidence et de travail.
La procédure judiciaire avait été lancée en juin par l’American Civil Liberties Union (ACLU), avec le soutien de la ville de Los Angeles et d’autres municipalités du sud de la Californie. L’ACLU accuse les autorités fédérales d’avoir utilisé des pratiques policières illégales, notamment le profilage racial, dans le but d’atteindre les quotas d’arrestation imposés par l’administration Trump.
Dans un contexte de tension croissante, le président Donald Trump avait ordonné en juin le déploiement de troupes de la Garde nationale et même de Marines à Los Angeles, une mesure exceptionnelle destinée à soutenir les opérations de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) face aux manifestations massives dénonçant les raids migratoires.
Les opposants à ces pratiques ont salué la décision de la cour comme une victoire importante pour les droits civiques. Ils espèrent qu’elle permettra de freiner les abus et d’imposer un encadrement plus strict des interventions des forces fédérales, dans une région historiquement attachée à la protection de ses communautés immigrées.