À Cléon, la mairie fait détruire un parking pour empêcher le retour des gens du voyage
À Cléon, la mairie fait détruire un parking pour empêcher le retour des gens du voyage

Ce n’est plus une place de stationnement, c’est un champ de ruines. À Cléon, en Seine-Maritime, la municipalité a pris les devants pour éviter une nouvelle occupation illicite de caravanes : elle a ordonné la destruction pure et simple d’un parking public, quelques heures à peine après le départ de ses derniers occupants. Occupé depuis décembre 2024 par une cinquantaine de caravanes, le terrain avait pourtant fait l’objet de multiples démarches légales. Constat d’huissier, arrêté d’expulsion, intervention des forces de l’ordre… mais rien n’avait véritablement accéléré la situation. Ce n’est que le dimanche 1er juin que les lieux ont été totalement libérés.

Pas question de laisser une seconde chance

Dès le lendemain, la mairie a bouclé l’accès avec des voitures, avant de faire appel à une entreprise pour intervenir plus radicalement. Des blocs de béton ont été déposés, et une pelleteuse est venue arracher l’asphalte et éventrer la chaussée. Mélanie Delacour, adjointe au maire, assume la méthode : « C’est très moche, on ne va pas mentir, mais il fallait empêcher toute réinstallation. On a bien fait, car des véhicules rodaient déjà. » L’idée ? Rendre le sol meuble et inutilisable. En clair : créer un terrain hostile à toute nouvelle implantation, même temporaire. Cléon n’est pas un cas isolé. En mars dernier, à Balaruc-le-Vieux, dans l’Hérault, la mairie avait elle aussi opté pour la méthode forte : destruction du parking du stade municipal, à coups de pelleteuse et de tranchées. Une stratégie qui, faute de solution pérenne d’accueil, devient l’option choisie par certaines communes.

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