Panique en Inde et au Pakistan : les habitants fuient, stockent des vivres face à l’escalade militaire
Panique en Inde et au Pakistan : les habitants fuient, stockent des vivres face à l’escalade militaire

Alors que le conflit entre l’Inde et le Pakistan entre dans son troisième jour, les habitants des zones frontalières des deux pays se précipitent vers les bunkers et les supermarchés pour se protéger et s’approvisionner. Les affrontements militaires, les plus violents entre les deux puissances nucléaires depuis près de trente ans, ont déclenché un vent de panique dans les régions les plus exposées.

À Amritsar, ville indienne proche de la frontière, les rayons des supermarchés sont pris d’assaut. Riz, farine, lentilles, huile et médicaments sont stockés par des familles redoutant une interruption prolongée de l’approvisionnement. Les autorités ont lancé des appels au calme, assurant que les stocks nationaux sont suffisants, mais cela n’a pas empêché les habitants de faire la queue pour remplir leurs chariots. Certains, comme Navneet Kaur, une infirmière, se rendent dans des villes voisines pour aider leurs proches à s’approvisionner à moindre coût.

Côté pakistanais, à Lahore, les sirènes ont retenti après que des drones indiens ont été abattus au-dessus de la ville. Les écoles ont fermé et les habitants, alarmés, ont vidé les pharmacies, les épiceries et les stations-service. Des entreprises ont été mises en garde par les autorités contre toute spéculation sur les prix, alors que la population redoute une pénurie généralisée. L’application de livraison FoodPanda a signalé une hausse spectaculaire des commandes d’épicerie.

Dans les zones les plus proches de la ligne de contrôle, notamment dans les districts d’Uri en Inde et de Muzaffarabad au Pakistan, les civils fuient leurs maisons la nuit et trouvent refuge dans des bunkers creusés à flanc de montagne. Des maisons ont été détruites par les bombardements, forçant les familles à chercher des abris improvisés. « C’était un cauchemar pour nous », a témoigné un habitant de Baramulla, en Inde.

Les autorités pakistanaises ont déclaré avoir évacué plus de 400 personnes dans deux secteurs de la région du Cachemire. La tension reste à son comble, avec des bombardements nourris et des frappes de drones de part et d’autre. Tandis que le nombre exact de victimes n’est pas confirmé, les combats ont déjà coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes depuis mercredi.

Face à cette flambée de violence, les deux gouvernements continuent de s’accuser mutuellement d’agression, alors que la population, elle, tente tant bien que mal de survivre à une crise dont l’issue semble plus incertaine que jamais.

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