Taxis : la pression reste forte, de nouvelles opérations escargot possibles avant mardi
Taxis : la pression reste forte, de nouvelles opérations escargot possibles avant mardi

Les chauffeurs de taxi n’en démordent pas. Mobilisés depuis une semaine contre la réforme de la tarification des transports de patients, ils menacent de durcir le ton dans les heures à venir. Malgré l’ouverture d’un réexamen de la convention annoncé samedi soir par François Bayrou, les syndicats appellent à maintenir la pression jusqu’à mardi, jour du début des discussions. Dans un communiqué diffusé dans la nuit, l’intersyndicale a annoncé la poursuite des opérations sur le terrain : “Déterminée, la profession maintient les pôles de mobilisation et poursuit l’organisation d’actions et d’opérations escargot.” Plusieurs taxis indépendants ont d’ores et déjà prévenu qu’ils resteraient mobilisés au moins jusqu’à lundi, notamment autour du boulevard Raspail à Paris, non loin du ministère des Transports.

Une réforme contestée sur le fond comme sur la méthode

Le cœur du conflit : une convention prévue pour entrer en vigueur le 1er octobre, qui uniformiserait les tarifs avec une base de 13 euros prise en charge par l’Assurance maladie, complétée par un tarif kilométrique. Un dispositif que les chauffeurs jugent pénalisant, notamment en raison des trajets à vide ou des temps d’attente non rémunérés. Malgré la main tendue du gouvernement, les fédérations restent prudentes. “Les annonces sont un premier pas, mais il faudra voir comment elles se traduisent. Les chauffeurs veulent des garanties, pas des promesses”, résume Dominique Buisson, de la FNDT. Le Premier ministre a précisé que le réexamen n’impliquerait ni le report de la réforme ni une révision des économies attendues. Un signal qui, pour beaucoup de taxis, justifie de rester en alerte. En clair : pas de blocage immédiat, mais tout peut encore changer d’ici mardi.

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