L’annonce d’une nouvelle journée de mobilisation aurait pu laisser craindre des couloirs de gare saturés ou des métros à l’arrêt, mais il n’en sera rien selon les services du ministère des Transports. Avant même que les premiers usagers ne descendent dans les stations, les prévisions faisaient apparaître un scénario très éloigné des précédentes journées de grève, celles qui avaient secoué le réseau en septembre et en octobre. Les autorités estimaient que le mouvement prévu pour ce mardi 2 décembre resterait marginal dans les transports, avec des conséquences limitées pour les voyageurs quotidiens. L’appel à la grève, porté par une intersyndicale composée de la CGT, de Solidaires et de la FSU, n’aurait pas trouvé d’écho massif parmi les salariés du secteur. La RATP indiquait dès la veille que ses équipes seraient en nombre suffisant pour assurer un fonctionnement normal du métro parisien. La perspective d’un mardi ordinaire dans les tunnels contrastait avec les images de quais bondés, encore présentes dans les mémoires de nombreux passagers. Le ministère confirmait cette tendance rassurante en affirmant que les trains longue distance afficheraient eux aussi un trafic normal pour les TGV, et presque intégralement maintenu pour les Intercités et les TER. Les seules réserves portaient sur des perturbations locales, annoncées comme limitées et concentrées sur quelques axes régionaux.
Des perturbations isolées et géographiquement ciblées
Les prévisions signalaient notamment quelques difficultés possibles en Occitanie sur certaines dessertes TER ainsi que sur la ligne Intercités reliant plusieurs grandes villes du sud du pays. En Île de France, le RER C apparaissait comme le seul axe susceptible de connaître des ralentissements. Le reste du réseau francilien, en particulier celui exploité par la RATP, devait fonctionner sans accroc. Les responsables continuaient d’affirmer que les effectifs mobilisés permettraient de maintenir l’ensemble des lignes de métro, de tramway et de bus dans des conditions habituelles. Sur le plan national, les autorités excluaient également toute conséquence visible sur le trafic aérien. Les plateformes aéroportuaires s’attendaient à une journée ordinaire, loin des opérations de filtrage ou des retards que certaines mobilisations avaient déjà pu provoquer. Le ministère insistait sur l’idée que cette grève, portée par un nombre restreint d’organisations syndicales, ne rallierait pas une mobilisation comparable à celles observées lors des manifestations du 18 septembre et du 2 octobre. La présence en retrait de la CFDT, largement représentative dans plusieurs branches du secteur, pesait d’ailleurs dans cette anticipation d’un mouvement faiblement suivi.
Un appel syndical moins fédérateur que les précédents
Le mouvement du 2 décembre s’inscrivait dans un appel plus large à défendre les salaires et à dénoncer l’austérité, mais l’absence de dynamique unitaire semblait affaiblir l’impact attendu. Les syndicats à l’origine de la mobilisation appelaient l’ensemble de la population à rejoindre le mouvement, estimant que le contexte social imposait une réaction collective. Pourtant, les informations diffusées par les opérateurs de transport et relayées par les autorités montraient une mobilisation nettement plus mesurée que par le passé. Ainsi, la journée devait se dérouler sous le signe de la continuité plutôt que de la rupture. Les usagers fréquents du métro parisien, habitués à redouter chaque annonce de grève, pouvaient aborder ce mardi avec davantage de sérénité. Les voyageurs longue distance, eux aussi, n’avaient guère de raison de modifier leurs déplacements. Au fil des heures, l’ensemble des indicateurs convergeait vers l’idée d’un mouvement discret, avec des perturbations limitées, géographiquement ciblées et sans conséquence notable sur les grands axes.