Les chirurgiens libéraux durcissent le mouvement et suspendent les gardes en cliniques
Les chirurgiens libéraux durcissent le mouvement et suspendent les gardes en cliniques

Alors que la grève des médecins libéraux entamée début janvier arrive officiellement à son terme, une partie des spécialistes annonce une nouvelle escalade. Le Bloc, qui regroupe notamment des chirurgiens, anesthésistes-réanimateurs et gynécologues-obstétriciens exerçant en libéral, appelle à partir de mercredi à un arrêt sans limite de durée des gardes de nuit et de week-end dans les cliniques privées.

Bras de fer avec l’exécutif sur fond de réforme budgétaire

Dans un communiqué, cette coalition syndicale dénonce l’absence de réponse du gouvernement et réclame une rencontre directe avec le premier ministre, estimant que les mesures issues du budget de la Sécurité sociale aggravent les conditions d’exercice et l’accès aux soins. La suspension de la permanence des soins en établissement de santé doit, selon ses auteurs, accentuer la pression sur les pouvoirs publics.

Le mouvement s’inscrit dans un climat déjà tendu, marqué par la fermeture ponctuelle de blocs opératoires et par des perturbations dans certains services hospitaliers. En parallèle, plusieurs centaines de spécialistes participent à une mobilisation symbolique à Bruxelles pour alerter sur le risque d’un départ massif des médecins à l’étranger, tandis que le gouvernement assure rester ouvert au dialogue sans avoir, pour l’heure, engagé de négociations au plus haut niveau.

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