Malgré un appel à la grève lancé par la CGT cheminots pour ce mercredi 4 juin, la circulation des trains devrait être peu perturbée sur l’ensemble du territoire. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, s’est voulu rassurant ce mardi, évoquant sur Public Sénat « un plan de transport de bon niveau », avec seulement « quelques perturbations légères » attendues dans certaines régions ainsi que sur les RER B et D. Du côté de SNCF Voyageurs, les prévisions sont similaires : le trafic sera « normal sur les TGV, les Intercités, ainsi que sur la plupart des trains régionaux et Transilien ». L’entreprise reconnaît cependant que de légers ralentissements pourraient survenir localement. Les mêmes prévisions s’appliqueront jeudi, date d’un autre mouvement social, interprofessionnel cette fois, axé sur la question des retraites.
Un bras de fer sur les primes
Le mouvement de mercredi s’inscrit dans un contexte de revendications salariales. La CGT cheminots exige une revalorisation de la prime spécifique accordée aux conducteurs, en marge d’une table ronde programmée le même jour. Le ministre a cependant rejeté l’idée d’une renégociation ponctuelle, affirmant que les discussions financières doivent se tenir lors des négociations annuelles obligatoires, « pas tous les deux mois ».
Vers un durcissement des règles ?
Philippe Tabarot a profité de l’occasion pour relancer son projet de réforme du droit de grève dans les transports. Il souhaite allonger à 72 heures le délai de prévenance imposé aux cheminots grévistes, actuellement fixé à 48 heures. Selon lui, ce délai allongé permettrait à l’entreprise de mieux s’organiser et d’éviter que les conducteurs ne se déclarent au dernier moment. Une autre journée de mobilisation est déjà annoncée pour le 11 juin, cette fois à l’initiative des contrôleurs. Les autres syndicats de la SNCF n’ont pas rejoint l’appel à la grève de cette semaine, ce qui limite l’ampleur du mouvement à venir.