Ce jeudi marque le début d’un mouvement social d’ampleur chez les aiguilleurs du ciel. À l’appel de deux syndicats, dont l’UNSA-ICNA, une grève perturbe sévèrement les aéroports français. À Paris, 25 % des vols sont annulés aujourd’hui, et le pire est à venir : 40 % des vols seront supprimés vendredi, notamment à Roissy, Orly et Beauvais. Dans le sud, Nice, Bastia et Calvi connaissent des taux d’annulation encore plus élevés. La DGAC appelle les passagers à vérifier leur vol avant de se rendre à l’aéroport.
Sous-effectif, management toxique, réforme contestée
Les syndicats évoquent un climat social dégradé, un sous-effectif chronique et une réforme du pointage mal acceptée. L’administration a reconnu les difficultés mais affirme que des hausses de salaires ont déjà été accordées. Le premier syndicat du secteur, le SNCTA, ne participe pas au mouvement, mais la colère monte dans les rangs des contrôleurs. Les compagnies aériennes dénoncent une grève lancée à un moment critique pour les vacanciers.
Le ministre des Transports Philippe Tabarot a déclaré qu’il ne céderait pas aux revendications « inacceptables » de syndicats « minoritaires ». Eurocontrol tente d’optimiser les routes de contournement, mais la DGAC prévient déjà : les retards seront nombreux et les perturbations inévitables.