Le Guatemala reçoit un premier vol en provenance des États-Unis avec des migrants expulsés d’Amérique centrale
Le Guatemala reçoit un premier vol en provenance des États-Unis avec des migrants expulsés d’Amérique centrale

Jeudi 3 et vendredi 4 juillet, les passagers français vont devoir composer avec une grève nationale des contrôleurs aériens. Deux syndicats, UNSA-ICNA et USAC-CGT, lancent le mouvement, dénonçant une gestion autoritaire, des effectifs insuffisants et la généralisation de dispositifs de surveillance dans les tours de contrôle. En réponse, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a imposé des annulations massives de vols. À Nice, Bastia et Calvi, la moitié des vols sont supprimés. À Lyon, Marseille, Ajaccio, Montpellier et Figari, 30 % du trafic est cloué au sol. À Paris (Orly, Roissy-CDG) et Beauvais, la réduction est de 25 %. Au total, environ 2 000 vols sont annulés sur deux jours, malgré les mesures préventives. La DGAC prévient : retards et perturbations sont à prévoir sur l’ensemble du territoire.

Un malaise profond dans les tours de contrôle

La mobilisation est portée par une colère ancienne. L’UNSA-ICNA accuse l’encadrement d’autoritarisme et fustige une surveillance croissante du personnel, à travers pointeuses biométriques et micros d’ambiance. L’USAC-CGT, également mobilisée, alerte sur la dégradation des conditions de travail et l’érosion des effectifs, que les 300 postes annoncés d’ici 2028 ne suffiraient pas à compenser. Si le principal syndicat du secteur, le SNCTA, ne s’est pas joint à la grève, les deux autres organisations n’excluent pas un durcissement si les discussions échouent. L’inquiétude grandit à l’approche de l’été. Pour les voyageurs, le conseil est clair : ne pas se présenter à l’aéroport sans avoir vérifié le statut de leur vol. La DGAC invite les passagers à reporter leur déplacement si possible. Certaines compagnies offrent déjà des modifications sans frais. Les prochaines annonces sur les conditions du vendredi 4 juillet sont attendues dans les heures à venir. Une grève qui rappelle, une fois de plus, que le ciel français reste sensible aux turbulences sociales.

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