Un mouvement social est attendu vendredi dans près de 200 stations-service exploitées par Argedis, filiale de TotalEnergies, à l’appel de la CGT. Le syndicat dénonce l’absence de réponse satisfaisante de la direction face à la hausse continue des prix des carburants, qui pèse lourdement sur le budget des salariés.
Au cœur du conflit, la revendication d’une aide financière pour compenser ces dépenses devenues, selon la CGT, « intenable » pour une grande partie des employés. Certains salariés consacreraient jusqu’à 400 euros par mois au carburant pour se rendre au travail, avec des salaires avoisinant 1.600 euros nets.
Une proposition jugée insuffisante
La direction a proposé une prime mensuelle comprise entre 15 et 40 euros, modulée selon les trajets domicile-travail. Une offre immédiatement rejetée par le syndicat, qui la juge largement insuffisante face à l’ampleur des coûts supportés.Le mouvement pourrait se traduire par des blocages de stations, notamment à la veille des départs en vacances en Île-de-France, période stratégique pour le groupe. La CGT souligne également que l’afflux de clients, lié aux politiques de plafonnement des prix, alourdit la charge de travail sans compensation adéquate.
Cette mobilisation intervient dans un contexte de forte volatilité des prix de l’énergie, alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Elle met en lumière les difficultés croissantes rencontrées par les salariés du secteur, en première ligne face aux conséquences de cette crise. Pour l’heure, la direction de TotalEnergies n’a pas réagi publiquement à cet appel à la grève, laissant planer une incertitude sur l’ampleur réelle du mouvement et ses répercussions sur l’approvisionnement.
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