Grenoble : deux chauffeurs Uber portent plainte après des menaces en pleine grève des taxis
Grenoble : deux chauffeurs Uber portent plainte après des menaces en pleine grève des taxis

L’ambiance se tend autour des gares françaises, et celle de Grenoble n’échappe pas à la règle. En marge de la mobilisation des taxis contre la concurrence des VTC, deux chauffeurs Uber ont porté plainte pour des menaces subies lundi 20 mai dans le secteur de la gare, a rapporté nos confrères d’ICI Isère vendredi. Selon l’un des plaignants, cinq taxis l’auraient « poursuivi » et « encerclé » après qu’il a pris un client. « Ils m’ont dit : ‘on ne veut plus te voir sur l’application Uber. Si tu viens récupérer un client ici, tu verras ce qu’il va t’arriver' », affirme-t-il. Le véhicule du chauffeur aurait ensuite été vandalisé.

Une confrontation qui tourne à l’escalade

La colère gronde chez les taxis, qui dénoncent depuis plusieurs jours une « concurrence déloyale » des VTC, notamment sur les plateformes comme Uber. Selon Uber France, cinq de leurs chauffeurs auraient été « menacés ou tabassés » depuis le début de la contestation. Mardi, à Marseille, le conflit a viré à l’affrontement physique : deux chauffeurs de taxi ont été renversés par un véhicule Uber. Dans ce climat électrique, les représentants syndicaux de la profession seront reçus samedi 24 mai au ministère des Transports, en présence de François Bayrou. Ils exigent des mesures immédiates : davantage de contrôles sur les pratiques des VTC, en particulier contre le racolage, ainsi que le gel de la nouvelle tarification du transport de malades, une activité vitale pour leur équilibre économique. En attendant, la rue reste le théâtre de ces tensions croissantes entre deux visions du transport, que ni la loi ni les applications n’ont encore réussi à réconcilier.

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