Dockers contre l’armement d’Israël : Fos-sur-Mer dit non
Dockers contre l’armement d’Israël : Fos-sur-Mer dit non

À Fos-sur-Mer, les dockers CGT ont décidé de bloquer un chargement de matériel militaire à destination d’Israël, invoquant un refus clair : « pas question de participer au génocide en cours ». Cette action marque un tournant dans le débat sur les livraisons d’armes françaises vers Tel-Aviv, en pleine guerre à Gaza.

14 tonnes de pièces pour mitrailleuses

L’affaire éclate le 4 juin avec la publication d’une enquête de Disclose et The Ditch. Ces médias révèlent qu’un cargo de la compagnie israélienne Zim, le Contship Era, devait accoster à Fos le 5 juin à l’aube pour embarquer 14 tonnes de maillons métalliques — des pièces destinées à armer des fusils-mitrailleurs. Le navire, après une courte escale en Italie, devait rejoindre le port d’Haïfa, au nord d’Israël. L’opération, menée dans la plus grande discrétion, a immédiatement fait réagir les syndicats portuaires. La CGT des dockers de Fos a annoncé qu’elle refuserait de charger le moindre colis lié à cette expédition, qualifiant la livraison d’« inacceptable » dans le contexte actuel, où plusieurs experts de l’ONU alertent sur le risque de génocide commis contre les Palestiniens.

Une ligne rouge syndicale

Ce n’est pas la première fois que les dockers français s’opposent à ce type de livraison, mais le ton est monté d’un cran. Dans un climat international sous tension, et alors que Paris se garde bien de commenter ce type d’exportation, les syndicats choisissent de faire barrage. À Fos, on n’assure plus seulement le trafic maritime : on assume une prise de position politique et humanitaire.

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