À deux jours de la dernière séance de négociations sur l’assurance chômage, prévue mercredi, l’intersyndicale appelle le patronat à s’en tenir à l’objectif de 400 millions d’euros d’économies fixé par le gouvernement. Les organisations patronales visent pour leur part un milliard d’euros de réduction, ce qui suscite de vives tensions.
Les discussions portent notamment sur l’encadrement des ruptures conventionnelles, dont 515 000 ont été signées en 2024. Selon l’Unédic, les allocations versées à la suite de ces ruptures ont représenté 9,4 milliards d’euros. Les syndicats estiment qu’un milliard d’économies entraînerait un durcissement excessif des règles d’indemnisation, alors que le chômage repart à la hausse.
Des propositions divergentes sur les règles d’indemnisation
Le patronat propose de réduire la durée maximale d’indemnisation, de modifier la période de référence servant au calcul des droits et d’abaisser le seuil de revenu à partir duquel s’applique la dégressivité des allocations. Il refuse en revanche de modifier le différé d’indemnisation applicable après une rupture conventionnelle assortie d’indemnités supra légales.
Plusieurs syndicats avancent d’autres pistes, comme l’allongement du différé ou un accompagnement renforcé des bénéficiaires après une rupture conventionnelle. La CGT défend la mise en place d’un malus pour les entreprises recourant massivement à ce dispositif. Faute d’accord mercredi, les discussions pourraient se solder par un échec, laissant au gouvernement la main sur une éventuelle réforme.