L’État accélère le déploiement des voitures-radars privatisées, connues sous le nom de radars Dexter, désormais présentes dans de nouveaux départements et sur des axes supplémentaires.
Un dispositif qui s’étend à grande vitesse
Mis en place en 2018 en Normandie, ce système de contrôle de vitesse sans flash repose sur des véhicules banalisés conduits par des opérateurs privés pour le compte de l’État. Après plusieurs années de montée en puissance, seules l’Île-de-France et la Corse échappent encore à leur présence, mais cette situation pourrait évoluer. Cet été, l’Ain, les Alpes-de-Haute-Provence, l’Ardèche, l’Ariège, les Bouches-du-Rhône, le Cantal, la Drôme, la Haute-Loire, les Pyrénées-Orientales et le Tarn-et-Garonne rejoignent la liste des zones surveillées. Dès le 16 août, le département de la Loire sera également concerné, avec notamment les autoroutes A47, A89 et A72 dans le viseur.
Tolérance technique mais vigilance accrue
Comme pour tous les radars mobiles, une marge d’erreur s’applique : 10 km/h pour les vitesses inférieures à 100 km/h, et 10 % pour celles supérieures. Si cette tolérance joue en faveur du conducteur, la multiplication des contrôles laisse présager une hausse des verbalisations. L’objectif annoncé est d’atteindre 300 voitures équipées d’ici la fin de l’année, circulant quotidiennement et rapportant de nouvelles recettes à l’État et aux collectivités.