Le président américain Donald Trump cherche à renforcer son emprise sur l’appareil fédéral en procédant à une série de licenciements de hauts responsables, une stratégie destinée à tester jusqu’où il peut étendre ses prérogatives, rapporte Reuters.
Lors d’une réunion à la Maison Blanche cette semaine, Trump a affirmé qu’il pouvait « faire tout ce qu’il veut en tant que président », selon des témoins. Cette déclaration illustre sa volonté de centraliser davantage le pouvoir exécutif et de réduire l’autonomie des agences gouvernementales.
Peu de contre-pouvoirs se dressent pour l’instant face à lui. Le Congrès, profondément divisé, n’a pas montré de résistance significative, tandis que la Cour suprême ne s’est pas opposée aux décisions récentes du président. Cette situation conforte Trump dans son projet d’imposer sa vision d’un exécutif tout-puissant.
Les experts mettent toutefois en garde contre les risques d’une telle concentration de pouvoir. Selon eux, les licenciements massifs pourraient fragiliser l’indépendance des institutions et remettre en cause l’équilibre des pouvoirs inscrit dans la Constitution américaine.
Pour ses partisans, Trump ne fait qu’affirmer l’autorité qui lui revient en tant que chef de l’État. Mais pour ses détracteurs, ces purges politiques traduisent une dérive autoritaire qui pourrait redéfinir durablement les rapports entre la présidence, le Congrès et la justice aux États-Unis.
Cette offensive sur la structure du gouvernement fédéral apparaît comme un tournant majeur du second mandat de Trump, marqué par sa volonté d’élargir son champ d’action bien au-delà des usages traditionnels de la présidence.