TURNBERRY, Écosse – Le président américain Donald Trump et le Premier ministre britannique Keir Starmer se sont rencontrés lundi sur le parcours de golf Trump Turnberry, dans le sud-ouest de l’Écosse, pour un échange à la fois chaleureux et marqué par des divergences notables sur des sujets clés comme l’énergie, la fiscalité et la gouvernance locale.
Lors de cette rencontre très médiatisée, les deux dirigeants ont souligné la solidité de la « relation spéciale » qui unit les États-Unis et le Royaume-Uni, tout en reconnaissant ouvertement leurs désaccords politiques. Trump, connu pour ses critiques envers les politiques environnementales et fiscales progressistes, a notamment exprimé des réserves sur l’approche du gouvernement britannique en matière d’énergie verte et d’impôts.
« Nous avons des opinions très différentes, mais Keir est un homme intelligent, et j’ai apprécié notre échange », a déclaré Trump à la presse, en souriant aux côtés de son homologue britannique. Il a salué la volonté de Starmer de maintenir des liens économiques étroits avec les États-Unis, tout en affirmant que « certaines de ses politiques sont trop molles pour les affaires ».
De son côté, Keir Starmer a adopté un ton conciliant, mettant en avant les intérêts communs entre les deux pays, notamment en matière de sécurité et de commerce. Il a toutefois défendu ses positions sur la fiscalité et les investissements publics, insistant sur le fait que « le Royaume-Uni doit investir dans son avenir, y compris dans les technologies propres ».
Le Premier ministre britannique a également réagi avec fermeté aux critiques formulées par Trump à l’encontre du maire de Londres, Sadiq Khan, qualifiant ces remarques d’« inappropriées » et affirmant que « le débat politique ne doit pas devenir personnel, surtout entre alliés ».
Cette rencontre, bien que décontractée sur le fond, s’inscrit dans un contexte diplomatique chargé, avec des tensions croissantes sur la scène internationale, notamment au Moyen-Orient et en Ukraine. Elle montre une volonté partagée de maintenir des relations bilatérales étroites, malgré des orientations politiques souvent opposées.