L’État australien du Queensland renonce à sa transition rapide vers les énergies renouvelables et prolonge l’usage du charbon jusqu’aux années 2040
L’État australien du Queensland renonce à sa transition rapide vers les énergies renouvelables et prolonge l’usage du charbon jusqu’aux années 2040

Le gouvernement de l’État australien du Queensland a annoncé vendredi qu’il continuerait à exploiter ses centrales électriques au charbon au moins jusqu’aux années 2040, revenant ainsi sur un engagement antérieur de transition accélérée vers les énergies renouvelables.

Cette décision, annoncée un an après la victoire du Parti libéral national (LNP) lors des élections régionales, risque de compliquer les objectifs nationaux de réduction des émissions de l’Australie. Le Queensland, vaste territoire du nord-est du pays, tire encore plus de 60 % de son électricité du charbon, principalement produit par des centrales appartenant à l’État.

Le nouveau gouvernement a justifié ce revirement par la nécessité de garantir la stabilité énergétique et de préserver les emplois dans une région fortement dépendante de l’industrie minière. « Nous ne pouvons pas risquer des coupures d’électricité ni compromettre des milliers d’emplois », a déclaré un porte-parole du gouvernement.

L’ancien plan visait à fermer progressivement les centrales à charbon d’ici 2035 et à les remplacer par des sources renouvelables comme le solaire, l’éolien et l’hydrogène vert. Mais la nouvelle majorité estime que cette stratégie était « irréaliste » face à la demande énergétique croissante.

Les groupes environnementaux ont vivement critiqué la décision, la qualifiant de recul majeur pour la politique climatique australienne. Selon eux, ce changement de cap « menace de faire dérailler » les engagements pris par Canberra dans le cadre de l’Accord de Paris, qui prévoit une réduction de 43 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.

Que retenir rapidement ?

Le gouvernement de l’État australien du Queensland a annoncé vendredi qu’il continuerait à exploiter ses centrales électriques au charbon au moins jusqu’au

Partager