Le gouvernement fédéral belge a acté l’introduction d’un quota de genre dans les organes de direction des entreprises publiques. Désormais, au moins un tiers des sièges des conseils d’administration et des comités exécutifs devra être occupé par des femmes, une mesure destinée à renforcer la représentation féminine dans la gouvernance publique.
Un élargissement des règles existantes
Cette décision s’inscrit dans la continuité de la législation adoptée en 2011, qui avait instauré un quota similaire dans les conseils d’administration. Selon les données officielles, cette politique a permis une nette progression de la place des femmes, leur part étant passée de moins de 10 % à plus de 37 % en une quinzaine d’années, tandis que les conseils exclusivement masculins ont quasiment disparu.
Le nouvel encadrement cible toutefois uniquement les entreprises publiques, le gouvernement n’ayant pas trouvé de consensus pour étendre ces obligations au secteur privé ni pour relever le seuil à 40 %. Le ministre de l’Égalité, Rob Beenders, a indiqué que la mise en conformité devait intervenir rapidement, sans qu’un calendrier précis ne soit encore arrêté. Pour l’exécutif, ces quotas ont vocation à être transitoires, le temps que l’égalité progresse durablement sans contrainte légale.