Ce mardi 17 juin, une partie des agents des services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) se mobilisent contre les réformes portées par Gérald Darmanin. Le ministre de la Justice, déterminé à restaurer l’efficacité de la sanction pénale, assume un virage sécuritaire qu’il estime nécessaire face à une justice trop longtemps paralysée par l’idéologie.
Un cap assumé pour plus de fermeté
Depuis son arrivée Place Vendôme, Gérald Darmanin multiplie les chantiers pour moderniser la politique pénale française. En lançant les États généraux de l’insertion et de la probation le 24 juin prochain, il entend poser les bases d’une réforme ambitieuse qui redonnera du sens à la peine, sans négliger l’importance de la réinsertion. Mais le garde des Sceaux ne transige pas : la sécurité des Français passe avant les dogmes, et la réponse pénale doit être lisible, rapide et ferme.
Face aux critiques d’une minorité syndicale, Gérald Darmanin rappelle qu’il n’est pas question de négliger la réinsertion, bien au contraire. L’accompagnement des condamnés, notamment des mineurs, fera l’objet d’un « grand volet » dans la réforme annoncée. Mais il déplore que certains agents refusent de voir la réalité : l’autorité de l’État est en jeu, et la fermeté n’est pas l’ennemie de la justice, elle en est la condition.
Dans un climat de défiance envers les institutions, le ministre veut rétablir un équilibre entre accompagnement et sanction. S’il est encore contesté par les milieux militants, il bénéficie du soutien d’une large partie de l’opinion et des élus, qui appellent depuis longtemps à plus de cohérence et de rigueur dans la chaîne pénale.