SYDNEY, 27 juillet 2025 — Le Premier ministre australien Anthony Albanese a déclaré dimanche que la décision de son gouvernement d’assouplir les restrictions sur les importations de bœuf américain n’était en aucun cas liée à une pression politique du président américain Donald Trump, malgré les affirmations de ce dernier.
Donald Trump avait récemment affirmé que les États-Unis allaient désormais pouvoir exporter « une certaine quantité » de bœuf vers l’Australie, une annonce qu’il a présentée comme une victoire personnelle dans un contexte de tensions commerciales récurrentes. Il faisait référence à la levée partielle de restrictions sanitaires en place depuis 2003, motivées à l’époque par les risques liés à l’encéphalopathie spongiforme bovine, plus connue sous le nom de maladie de la vache folle.
Interrogé sur la chaîne ABC australienne, Anthony Albanese a réfuté toute ingérence politique dans ce processus. « Non, c’est un processus qui existe depuis dix ans, un processus de révision sanitaire qui suit son cours », a-t-il affirmé, précisant que Trump n’avait pas évoqué le sujet lors de leur dernier échange téléphonique. « Ce n’était pas une décision politique », a-t-il insisté.
La secrétaire américaine à l’Agriculture, Brooke Rollins, avait pourtant affirmé que cet assouplissement représentait une avancée obtenue grâce à Trump. Cette déclaration intervient après que le président américain a publiquement critiqué le déséquilibre commercial entre les deux pays, soulignant que l’Australie avait exporté pour 4 milliards de dollars australiens de bœuf vers les États-Unis en 2024, une année marquée par une forte baisse de la production américaine.
L’assouplissement australien pourrait néanmoins faciliter des négociations commerciales plus larges entre Canberra et Washington, même si les autorités australiennes affirment qu’il s’agit avant tout d’une mesure fondée sur des critères scientifiques et sanitaires.
La question du bœuf reste un sujet sensible dans les relations économiques entre les deux alliés historiques, d’autant plus que les producteurs australiens dominent largement les exportations mondiales dans ce secteur.