Depuis un an et demi, les difficultés rencontrées par les collectivités pour obtenir ou renouveler leurs assurances ont provoqué un climat de tensions. Face à cette situation, Le Premier ministre François Bayrou devrait annoncer ce lundi 14 avril, des mesures destinées à apaiser les relations entre les communes, les compagnies d’assurances et l’État.
Le gouvernement a décidé d’organiser ce « Roquelaure de l’assurabilité des territoires », une journée de dialogue entre les élus locaux et les assureurs. L’objectif est de parvenir à un accord, sous forme d’une Charte de l’assurabilité, afin que chaque collectivité, quelle que soit sa taille, puisse trouver une solution d’assurance adaptée. Parmi les solutions proposées, la mise en place d’un observatoire d’accompagnement des collectivités, un assouplissement du code de la commande publique et un nouveau dispositif d’indemnisation pour les dommages post-émeutes figurent en bonne place.
Une crise qui touche plus de 1 500 communes
Le Premier ministre a fait part de son inquiétude face au nombre d’alertes concernant les hausses de primes et les résiliations de contrats. Les maires, comme ceux de Vesoul, Poitiers et Béziers, ont dénoncé cette situation, notamment après avoir dû faire face à des hausses de coûts d’assurance vertigineuses, parfois doublées ou triplées en seulement quelques années. Des villes ayant subi des catastrophes naturelles ou des troubles sociaux, comme Béziers, sont particulièrement touchées, leurs assurances les plaçant à des franchises de plus en plus élevées.
Ce lundi, François Bayrou, accompagné de ses ministres, devrait détailler le plan d’action pour résoudre cette crise. La charte envisagée servira de base à un dialogue plus soutenu entre l’État et les assureurs. Le but est de garantir une solution stable et abordable pour les communes tout en tenant compte des risques liés aux catastrophes naturelles ou aux violences sociales.