Vincent Jeanbrun, l’amnésique de LR : en janvier, il jugeait "irresponsable" de suspendre la réforme des retraites… avant de l’approuver en octobre
Vincent Jeanbrun, l’amnésique de LR : en janvier, il jugeait "irresponsable" de suspendre la réforme des retraites… avant de l’approuver en octobre

En politique, la mémoire est souvent courte, mais celle de Vincent Jeanbrun semble particulièrement sélective. Devenu dimanche ministre de la Ville dans le gouvernement Lecornu II, l’élu ex-LR (exclu par Bruno Retailleau après son entrée au gouvernement) avait pourtant tonné sur Public Sénat, en janvier dernier, que « suspendre la réforme des retraites, c’est sauter dans l’inconnu budgétaire. C’est irresponsable. »

Du totem au reniement

Neuf mois plus tard, changement radical de ton : Jeanbrun soutient désormais un exécutif qui vient précisément de suspendre ladite réforme. Un grand écart qui fait grincer les dents à droite. Julien Odoul (RN) n’a pas manqué de le rappeler : « Vincent Jeanbrun est l’archétype de la trahison de la droite. Il préfère voter communiste que RN et renie la réforme des retraites juste pour garder son poste de ministre. Dehors ! »

En quelques mois, celui qui fustigeait « l’irresponsabilité budgétaire » d’une telle mesure en est donc devenu le porte-parole. Un virage spectaculaire qui en dit long sur la souplesse idéologique exigée pour entrer au gouvernement Lecornu.

Que retenir rapidement ?

En politique, la mémoire est souvent courte, mais celle de Vincent Jeanbrun semble particulièrement sélective. Devenu dimanche ministre de la Ville dans le

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