Le Premier ministre taïwanais a annoncé qu’il n’appliquerait pas les plans de dépenses des collectivités locales récemment adoptés par un Parlement dominé par l’opposition, estimant qu’ils ne sont pas financièrement viables. Il a ajouté que les législateurs étaient libres de tenter de le renverser par une motion de censure.
Bien que le président Lai Ching-te ait remporté l’élection présidentielle l’an dernier, son Parti démocrate progressiste a perdu sa majorité parlementaire au profit du Kuomintang et de son allié, le Parti populaire taïwanais. Cette nouvelle configuration a accentué les tensions entre l’exécutif et le législatif.
Le chef du gouvernement considère que les mesures budgétaires votées par l’opposition risquent de fragiliser les finances publiques et d’alourdir la dette des administrations locales. Il a affirmé que le gouvernement ne pouvait pas assumer des engagements qu’il juge irresponsables sur le plan budgétaire.
De son côté, l’opposition défend ces plans de dépenses comme nécessaires pour soutenir les collectivités et répondre aux besoins des citoyens, accusant l’exécutif de bloquer des réformes importantes pour des raisons politiques.
Cette confrontation illustre les difficultés de gouvernance auxquelles fait face Taïwan depuis la perte de la majorité parlementaire par le parti présidentiel, dans un contexte politique déjà marqué par des débats sur l’économie, les finances publiques et les relations avec la Chine.